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Centre d'Études Marie-de-l'Incarnation

Marie-de-l'incarnation

Colloque 2006 synthèse

de l’année 2005-2006

Mercredi 14 juin 2006

« Entre deux vocations :                                                                           purification et gestation »

Les premières années de Marie Guyart                                                                                                                  au monastère (1631-1635)

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Invitation & Programme

Présentations des conférenciers

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Problématique  

Au cours de la présente année, nous avons travaillé de façon particulière sur les Huitième et Neuvième États d’oraison de Marie de l’Incarnation, États qui correspondent à son entrée au Monastère de Tours jusqu’au moment du songe qui annonce sa vocation apostolique. On peut dire, grosso modo, que ces événements se sont passés entre la trentième et la trente-cinquième année de vie de Marie de l’Incarnation. Bien des choses se sont produites, à cette époque, dans l’histoire sociale et spirituelle de Marie. Elle a quitté le monde pour entrer en religion. Elle a vécu, sous le mode d’une souffrance aiguë, la séparation d’avec son fils (séminaire du 7 octobre, ch. XXXI). Elle raconte son état d’être et sa pratique quotidienne dans le monastère (séminaire du 4 novembre, ch. XXXIV). À la suite de sa prise d’habit, elle subit les assauts du Malin qui cherche par tous les moyens à l’ébranler (séminaire du 3 février. Ch. XXXV). Par son obéissance à sa supérieure et à son directeur spirituel, elle parvient à affronter les épreuves qui l’assaillent et en ressort comme simplifiée, purifiée, de foi trempée jusqu’en son être le plus profond (séminaire du 24 mars, ch. XXXVII) pour être en mesure de s’affronter à une mission qui allait exiger une foi inébranlable, une espérance à toute épreuve et une charité sans bornes.

 

Dans le cadre du colloque de juin, notre objectif est de dégager, sous forme de synthèse, les éléments clefs de la formation ou de la transformation identitaire vécue par Marie Guyart dans ce processus théologal, spirituel et communautaire (ecclésial) qui l’a fait non seulement « devenir » Marie de l’Incarnation, mais « advenir » à cette identité personnelle régénérée aux sources des expériences qui ont jalonné cette période de temps visitée. Autrement dit, nous chercherons essentiellement à réfléchir sur les éléments qui contribuent, à cette époque de la vie de Marie de l’Incarnation, à façonner son « être nouveau ». Nous tenterons également de voir comment ces éléments peuvent être pertinents pour aujourd’hui. Voilà ce qui constitue le cœur de ce colloque.

 

Dans cette perspective, les propositions de communication peuvent être de divers ordres. Elles peuvent concerner, sous l’angle historique, sociologique ou spirituel, la formation pour la « vie en religion ». Elles peuvent aussi envisager les dimensions psychologique et spirituelle d’une vie en religion par rapport à une vie dans le monde. Elles peuvent également traiter des questions d’anthropologie fondamentale reliée à la construction d’une identité de croyant. Enfin, elles peuvent aussi aborder des questions plus proprement théologiques et éthiques au regard de la vocation religieuse, de la formation du sujet engagée dans cette voie, du combat spirituel, du dépassement que propose l’évangile.

 

Il est entendu que la vie et l’œuvre de Marie de l’Incarnation constituent l’axe central de notre colloque. Toutefois, cela n’empêche aucunement d’établir des éléments de comparaison avec d’autres personnes et d’autres époques. Au contraire, de telles comparaisons peuvent même être souhaitables dans la mesure où elles aident à mettre en perspective, d’une certaine façon, l’universalité des enjeux reliés à l’expérience spirituelle chrétienne.

 

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Raymond Brodeur.

Responsable scientifique du CÉMI

 

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